Laponie Israël même combat

Laponie-Israël même combat ! Du moins au plan linguistique ! Dernièrement, l’université hébraïque de Jérusalem a reçu une délégation de la population Sami qui vit en Laponie. Une visite dont l’objectif était de se familiariser, sur place avec les techniques de l’apprentissage de l’Hébreu aux nouveaux immigrants. Pour les dirigeants Sami, il est urgent aujourd’hui de revitaliser leur langue subdivisée en une dizaine de dialectes dont plusieurs ont disparu faute de locuteurs. D’autres ont survécu mais ne sont parlés que par une trentaine de personnes.

Ecplications : la minorité Samis vit dans la partie la plus septentrionale de la Scandinavie. Il y a entre 70.000 et 100.000 Samis dont seulement 10.000 sont samophones.
Le sami est une langue finno-ougrienne, apparentée aux langues finno-baltes (comme le finnois et l’estonien). Au-delà de sa subdivision en plusieurs dialectes, il y a une autre difficulté, écrite cette fois, puisqu’il y a six façons d’orthographier le Sami…. J’entends déjà votre question : « peut-on parler d’une identité sami » Eh bien si on en croit un document de l’institut catalan de sociolinguistique, il n’y a pas une identité sami, mais différentes identités locales reliées à la variété linguistique locale et au territoire où elle est parlée. Les autres marqueurs d’identité sont la parenté et le territoire. Pas de panique, je ne suis pas entrain de me lancer dans un combat pour la reconnaissance des identités Sami. Mais bien plutôt 1 : de faire étalage d’une culture qui est de très fraîche date et 2/ de trouver ce rapprochement Israélo-Lapon tout à fait extraordinaire et peut-être même encourageant. En effet pas mal de responsables locaux ont souvent cet argument à la bouche pour justifier des comportements irrationnels : « si nous étions des Finlandais, ça se saurait ! » Une petite phrase qu’il va falloir peut-être jeter dans les poubelles de l’histoire. Car aujourd’hui, c’est du sûr, les israéliens et les lapons ont plus de points communs qu’il n’y parait !

L’éducation au sionisme selon le ministre Guidon Saar

Après les scolaires du patrimoine (voir mon blog du 17 février), Guidon Saar, le jeune et fringant ministre de l’éducation, a redit dernièrement son profond attachement à la colonisation. Cette fois, à l’occasion de ce qu’on appelle, ici, « Le jour du Goush Katif ». Une journée de commémoration de l’évacuation des colonies de Gaza, lors du retrait israélien de la Bande de Gaza en Août 2005, organisée dans les écoles. Jusqu’à présent, cela concernait surtout les écoles d’état religieuses. Mais cette année, la direction générale du ministère de l’éducation a sorti une circulaire demandant à tous les établissements scolaires du pays de se doter d’un kit éducatif retraçant l’histoire du Goush Katif depuis sa création en 1976-1977 jusqu’à son évacuation. Réalisé par le « Centre de commémoration pour le Goush Katif et le Nord de la Samarie » sur les directives du ministère de l’Education, ce kit est en fait un programme d’études destiné aux enseignants censés l’utiliser pour parler du sujet.
Ceci étant, du moins à en croire l’introduction de l’un des cours, le but visé est aussi de répondre à la question : qu’est-ce que le Sionisme en 2012 ? Etant entendu que l’histoire de Gush Katif, comme symbole de la réalisation du commandement divin ordonnant de s’installer sur la « Terre d’Israël », en est l’illustration parfaite. Ainsi, parmi les différents produits proposés par le kit, trouve-t-on un jeu de cartes demandant aux joueurs de classer un certains nombres d’actions en sionistes et non sionistes. Par exemple : aller faire un post doctorat à l’étranger est-il sioniste ou non sioniste ? Effectuer un service militaire « significatif » ? Faire un voyage à l’étranger après l’armée ou encore participer à la Marche des Vivants* ? Une des instructions concernant ce jeu souligne que toutes les bonnes actions ne sont pas nécessairement sionistes : « se porter volontaire pour une mission humanitaire en Afrique, par exemple, est certes un acte moral, altruiste. Mais il ne sera sioniste que si le volontaire israélien met l’accent sur ses origines nationales se faisant ainsi le représentant de son pays… »

Reste que la révélation de ce programme par le journal Haaretz a donné lieu à une passe d’arme entre le président de Shalom Arshav (La Paix Maintenant) Yariv Oppenheimer et le porte parole du ministère de l’Education. Pour le premier – et il l’a écrit dans une lettre adressée au ministre – le kit sur Goush Katif est « un lavage de cerveau politique et une tentative d’imposer un « narratif » unidimensionnel, de droite et manipulateur ». Réponse de l’Education nationale : » votre lettre est politique et provocatrice » Et comme preuve de la haute tenue éducative du document et de son objectif, le ministère précise que ce kit sur les colonies de Gaza a été rédigé par « l’échelon professionnel du ministère ». Autrement dit des techniciens tout à fait indépendants !

En attendant, et toujours pour commémorer ce « jour de Goush Katif », Guidon Sa’ar s’est rendu au musée du même nom (Musée de Goush Katif) situé à Jérusalem dans une petite rue perpendiculaire à Agrippas l’artère qui mène à « Mahaneh Yehouda » le grand marché de Jérusalem Ouest. Après avoir franchi un portail anonyme, vous empruntez un tout petit chemin. Et sur la droite, vous tombez très vite sur les locaux du musée : de petites pièces qui toutes retracent « la tragédie de l’évacuation ». Cartes, tableaux réalistes, vidéos témoignages, les objectifs des responsables de ce musée sont de deux ordres : dénoncer l’horreur subie par les colons, femmes, hommes, enfants et accuser le gouvernement Sharon de crime contre le Peuple Juif.

Avec Guidon Sa’ar, il semblerait que le premier objectif ait été atteint. En effet, nous dit le communiqué publié par le musée à l’issue de la visite, Monsieur Sa’ar a été très ému. A plusieurs reprises, les larmes lui sont montés aux yeux. Egalement soulignées deux déclarations du ministre: « Il n’y aura pas de nouvelles évacuations de colons… » … « Perpétuer l’héritage de Goush Katif est une obligation pour l’ensemble de la société israélienne ».
Question : Monsieur Sa’ar savait-il oui ou non ? Une semaine après cette fameuse visite, Haaretz, le quotidien indépendant, révélait que le Rabbin Wolpe qui dirige le Comité pour le sauvetage du peuple et de la terre », lequel a initié et soutient le musée, était soupçonné d’avoir offert des sommes d’argent à des soldats pour qu’ils refusent d’obéir aux ordres d’évacuations de colonies sauvages. Avec l’activiste d’extrême droite Baruch Marzel, il a été longuement interrogé par la police. Embarrassé le ministre ? Pas le moins du monde ! Par l’intermédiaire de son porte parole il a fait savoir qu’il ne connaissait pas le rabbin Wolpe et qu’il ne savait rien non plus de ses liens avec le musée de Goush Katif. Pourtant, il lui aurait suffi de chercher sur Google et de taper Musée du Goush Katif pour tomber sur un article publié par un site intitulé « Vu de Jérusalem » avec en sous titre : « l’actualité vue de Jérusalem , comme nulle part ailleurs ! A la date du 28 octobre 2008, on peut y lire un article qui a pour titre : le « Musée du Goush Katif » à Jérusalem, un témoignage pour l’histoire. D’emblée de jeu le musée est qualifié d’unique en son genre : » D’abord parce qu’il commémore un événement presque jamais vu dans l’Histoire : l’expulsion d’hommes, femmes et enfants de leurs maisons, par le gouvernement démocratique de leur propre pays… Ensuite par le fait que ce musée est une initiative purement privée, de l’efficace Rabbin Wolpe, qui dirige le »comité pour le sauvetage du peuple et de la terre ». Il est vrai que le papier est en français. Une langue que les « grands communiquants » de l’éducation nationale israélienne ne possèdent pas forcément.

Sarah Netanyahou et l’affaire Nathan Eshel

D’abord, un rappel de l’épisode précédent : le chef de cabinet de Benjamin Netanyahou (son bras droit, son ami, le lien entre Sarah Netanyahou et la présidence du conseil, l’homme de l’ombre, le Richelieu ou le Mazarin, c’est selon du Premier ministre) était accusé par trois conseillers de Netanyahou d’harcèlement sexuel à l’encontre d’une employée de la présidence du conseil. Une accusation proférée auprès du conseiller juridique du gouvernement et sans en référer au « patron ». Finalement l’affaire est sortie dans les médias. Une enquête a été diligentée par le haut commissariat à la fonction publique. De son côté la victime appelée « R » s’est refusée à témoigner et à porter plainte. Nathan Eshel s’est mis en vacances !

Le feuilleton vient donc de s’achever. Dans le cadre d’un accord avec le parquet, Nathan Eshel qui a reconnu avoir eu des comportements inappropriés et inacceptables envers « R » a quitté ses fonctions. Il a également écopé d’une réprimande disciplinaire et se voit interdire tout emploi dans la fonction public. Mais il ne part pas sans rien : Il reçoit 120.000 shekels d’indemnité. Et on murmure que son ex patron est entrain de réfléchir à un poste de premier plan au sein du Likoud. Bref, on devrait revoir ou du moins réentendre parler d’Eshel dans pas trop longtemps.

En attendant, on pourrait se dire que le scandale terminé, les bureaux du premier Ministre ont retrouvé une certaine quiétude. Eh bien que nenni ! L’afffaire continue de faire couler beaucoup d’encre, compte tenu de ses effets collatéraux, notamment sur les trois hommes qui par leur plainte auprès du conseiller juridique du gouvernement ont explosé en vol le fidèle parmi les fidèles du « boss ». En l’occurrence Benjamin Netanyahou qui n’apprécie pas du tout, c’est une figure de style, le départ de celui que l’on ne voyait jamais sur la photo mais qui de toute évidence avait réussi à se rendre indispensable. Première expression de ce fort mécontentement : lors du pot de départ de Nathan Eshel, le chef du gouvernement ne tarit pas d’éloges sur celui qui s’en va! Puis, c’est la discussion « entre huit yeux » Autrement dit, avec ses trois conseillers pour leur reprocher de ne pas l’avoir prévenu d’abord, avant de se rendre chez le conseiller juridique du gouvernement et finir par leur dire « je n’ai plus confiance en vous » ! Message reçu cinq sur cinq par Yoaz Haendel ! Ayant compris que son sort est scellé, il présente sa démission qui est acceptée avec effet immédiat.
Selon la presse, le prochain sur la liste, ce serait Zvi Hauser, le secrétaire du gouvernement. Le malheureux, qui ne veut pas partir- « Je n’ai rien fait de mal »- a déjà eu droit lors d’un conseil des ministres à une réprimande, à haute et intelligible voix, de façon à ce que tous les présents entendent bien… Pour une histoire de porte ouverte qui aurait dû être fermée… De l’Alfred de Musset version Jérusalem !!! Reste que la presse n’en a pas raté une miette. Gorges chaudes et gros titre du style « Justice version Netanyahou » ! Il y a même eu des éditorialistes pour l’écrire noir sur blanc… Que c’était le monde à l’envers, avec le délinquant – « un homme formidable »- et les trois plaignants, qui somme toute se sont plutôt bien comportés, des « indignes ! » Il y a aussi ceux, comme la chef de l’opposition Tzipi Livni, qui se sont fait un malin plaisir de parler de leur préoccupation quant « au message envoyé par le premier ministre aux femmes harcelées et à ceux qui les défendent: « taisez-vous, si vous ne voulez pas perdre votre emploi ! »
En tous cas, pour Nahum Barnéa, l’éditorialiste vedette du Yediot Aharonoth, Ce qui est en cause dans toute cette affaire, c’est la femme de la rue Balfour. Entendez l’épouse de Netanyahou, Sarah qui tenait beaucoup à Nathan Eshel, et aurait donc dicté sa conduite à Benjamin Netnyahou, lequel, écrit Barnéa, « serait capable d’avaler les menaces d’Ahmadenidjad mais de la Rue Balfour, il est mort de peur… » Pas une vie d’être premier ministre en Israël ! Les amis, les ennemis et votre femme, on s’en sort pas !!!

Tortues. Mur des lamentations. Télé pour toutous

1/ Baby Boom chez les tortues de mer vertes !

2011, une année faste pour la reproduction des tortues de mer vertes installées sur les plages israéliennes. On peut même parler d’année record puisque 27 nids de ponte ont été recensés contre 22 dix ans plus tôt. Mieux encore : De ces nids, sont nées près de 2500 tortues de mer vertes. Bref, une vraie joie pour les experts et notamment l’office des réserves naturelles qui ont pris à cœur, depuis des années, de sauver cette espèce marine en voie de disparition. Pour eux pas de doute : le baby boom de 2011 montre une chose : la justesse du proverbe : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » Non ! Là j’exagère ! Il n’est pas sûr que La fontaine est quelque chose à voir dans l’action des experts israéliens pour repeupler le monde des tortues vertes !

2/ Le Mur des lamentations en vente sur eBay !
Pour le rabbin de ce lieu saint, c’est même un pur scandale ! Il a porté plainte à la police et lancé un avertissement à ceux qui se laisseraient séduire : vous serez maudits ! Pourquoi tant de haine ? Eh bien tout est de la faute du site de vente en ligne e-Bay. Depuis quelques temps, il propose aux acheteurs potentiels des pierres venues de l’endroit le plus sacré du judaïsme : le Kotel. Plus connu pour les non israéliens sous le nom de mur des lamentations. Pour un peu moins de 5 dollars (4.99) si c’est en Amérique, 9.95 dollars (on dirait du calcul Tati version US) pour ailleurs dans le monde, vous pouvez donc acquérir une de ces pierres, laquelle vous arrivera dans un « coffret élégant » promet l’annonce pub. Dans sa fureur teintée de dégoût le rabbin Schmuel Rabinowitz a même écrit à e-Bay pour lui demander de retirer son annonce. En vain, jusqu’à présent. Pour mieux convaincre le peuple juif de ne pas acheter les pierres proposées par e.Bay, le Rabbin Rabinowitz rapporte le récit suivant : une femme tombe malade. Son mari pense qu’elle ira mieux s’il place sous sa tête une pierre du Mur des lamentations. C’est ce qu’il fait. Une minute plus tard, son épouse chérie meurt. Cette histoire, notre rabbin la tient du beau-père de la grande figure spirituelle de la communauté ultra orthodoxe lithuanienne, le Rabbin Yosef Shalom Eliashiv. C’est dire !

3/ Une première israélienne : la télévision pour chien !
Ils en ont de la chance, les chiens de San Diego (Californie). Désormais, ils ont leur propre chaine de télévision : DogTv. Au programme : des chiens heureux, des footballers et des pianistes jouant des musiques relaxantes pour égayer la solitudes du meilleur ami de l’homme dont le propriétaire est au boulot. Lors du lancement de la chaine, son PDG a d’ailleurs expliqué : « nous aimons tellement nos chiens que nous nous sentons coupable de les laisser seuls à la maison… » Et Gilad Neumann d’ajouter que toutes les émissions sont basées sur des études scientifiques montrant que ces programmes télé détendent les chiens tout en stimulant leur imagination. D’où leur bonne santé et leur satisfaction. Fini donc la dépression canine due à la solitude d’une maison sans âme qui vive durant la semaine de travail des humains Grace à DogTv, le toutou retrouve son appétit, l’envie de jouer etc…notamment quand il est seul. Elle n’est pas belle la vie de chiens ! Du côté des hommes, les plus heureux sont les opérateurs de « Dog TV » : Jasmine TV, une filiale du groupe israélien Yossi Uzrad

Excursions scolaires à Hébron

En France, il y a les journées du patrimoine. En Israël, ce sont les « scolaires du patrimoine ». Autrement dit les programmes d’excursions mise au point par le ministère de l’éducation nationale pour promouvoir l’héritage national.
Il y a un an, le ministre en charge, Guidon Saar, Likoud (la droite nationaliste) pur jus, très proche de Benjamin Netanyahou, avait décidé d’innover. On allait emmener les lycéens de Jérusalem visiter le Caveau des Patriarches à Hébron ainsi que Bet Hadassah, un bâtiment abandonné par les juifs après le pogrom de 1929 et devenu dans les années 1970 le symbole de la colonisation au cœur de la ville. A part une pétition de quelques centaines de parents d’élèves opposés à cette initiative et relayée de façon très soft par les médias locaux, rien n’était venu troubler la mise en place du projet de Monsieur Saar.
Mais depuis une dizaine de jours, changement d’atmosphère. L’heure de la polémique a sonné. Le ministre a annoncé qu’il allait étendre l’excursion patrimoniale à l’ensemble des collèges et lycées du pays. Et, quelques jours plus tard, ce sont 260 enseignants lui envoyaient une lettre de protestation. Ils y exprimaient leur refus de participer à cette initiative : « introduire ce programme dans les écoles équivaut à une manipulation des élèves et des professeurs qui deviendront des pions au service d’une politique. Dans la mesure où notre métier est d’éduquer, notre conscience ne peut que nous empêcher de devenir les agents d’une telle politique… Vous affirmez que le but de ces tournées n’est pas politique, mais lors de votre visite à Shiloh* vous avez franchement annoncé la couleur : « Il est bon, avez-vous dit, de se rendre dans les colonies. Il est bon qu’elles se développent. Personne ne doit permettre aux Arabes d’imaginer qu’un jour, il n’y aura pas de juifs ici. Des juifs vivront toujours ici et caresser une autre illusion est un obstacle à la paix… » Et les profs d’ajouter : « Via l’éducation nationale, votre souhait est en fait de renforcer et perpétuer la colonisation juive dans ces secteurs. A cette fin, la réalité de Hébron est présentée de façon partiale et tendancieuse. Dissimuler la réalité politique est en soi une action politique… »
Loin de céder, Guidon Saar a répondu en rejetant toute critique et en accusant les signataires de la lettre de mener une campagne politique contre lui. Il a lancé : « C’est le système éducatif qui s’est discrédité pour avoir attendu 40 ans avant d’organiser une telle excursion. » Revenant sur l’annulation la semaine précédente d’une visite d’un groupe scolaire à Hébron organisée cette fois par « Breaking the Silence », une ONG de soldats démobilisés luttant contre l’occupation, le ministre a eu cette formule : « il n’est pas utile de contrebalancer les tenants de notre programme par une organisation comme « Breaking The silence » qui a apporté son aide au rapport Goldstone ! »*
Reste une question à laquelle Guidon Saar n’a pas apporté de réponse : A combien se monte le financement de ces excursions ? Selon les enseignants rebelles, cela se chiffrerait en millions de shekels. Silence radio au ministère de l’Education !

*1/ Shiloh est une colonie juive située dans le nord de la Cisjordanie. En 1978, au moment de sa fondation par le « Goush Emounim », « le bloc de la foi », 8 familles y vivaient. Aujourd’hui, elle en compte 300, soit 2300 personnes. Le 27 novembre dernier, le ministère israélien de la défense a approuvé la construction de 119 nouvelles unités de logement.

*2/ Richard Goldstone est ce juge sud africain qui, à la demande du Conseil des droits de l’homme , a enquêté sur l’opération militaire israélienne, Plomb Durçi, de Décembre 2008 et janvier 2009, contre la bande de Gaza et sur les tirs de roquettes et de missiles contre le sud d’Israël de la part du Hamas et autres organisations islamistes. Suite à la publication de son rapport où il accuse Israël d’un usage disproportionné de sa force, il a été l’objet d’une campagne de dénigrement orchestrée par l’ensemble des organisations pro israéliennes.