Tempête à la Présidence du conseil

On le savait depuis longtemps. La présidence du conseil à Jérusalem n’est pas l’endroit le plus apaisé du pays. De loin en loin, la presse se fait l’écho de rivalités effrénées au sein de l’entourage de Benjamin Netanyahou. Avec à la clef quelques démissions et l’allusion souvent répétée sur la grande influence qu’aurait Sarah, l’épouse de « Bibi », sur le choix des conseillers du premier ministre. Tout cela bien sûr au conditionnel et sans élément susceptible de mettre le feu aux poudres.
Mais depuis quelques jours, le vent a tourné. Et le mot de scandale est partout. Selon la radio de l’armée, Galeï Tsahal, qui a sorti l’affaire, le chef de cabinet de Netanyahou, Nathan Eshel, aurait harcelé – certains disent sexuellement sans pourtant apporter de preuve- une employée que la presse appelle « R ». Cette dernière en aurait parlé à des collègues en racontant qu’Eshel regardait ses mails, ses textos et prenait des photos de ses jambes en remontant loin sous ses jupes. Et d’ajouter qu’il se conduisait souvent d’une façon inqualifiable à son égard. D’après elle, tout cela serait le fruit de la jalousie après un voyage officiel à l’étranger où elle aurait accompagné un autre que lui.
N’écoutant que leur conscience, et sans en dire un mot au patron, trois responsables, très proches de Netanyahou, Zvi Hauser, le secrétaire du gouvernement, Yoaz Hendel, le n°1 du département de la communication et le général Locker, le chef du cabinet militaire, sont allés en parler au Conseiller juridique du gouvernement. Ce dernier, estimant que la plainte relayée par les trois hommes n’était pas de nature criminelle, a ordonné aux bureaux du commissaire à la fonction publique de mener une enquête. Mais, problème : depuis que l’affaire est devenue publique, « R », la victime, refuse de témoigner. Quant à porter plainte officiellement contre Eshel, c’est pour elle hors de question.
Selon le quotidien à grand tirage Yedioth Aharonot, « R » aurait même déclaré : « Nathan est un homme puissant. Il a de nombreuses relations. Si je porte plainte contre lui, il s’arrangera pour que toutes les portes se ferment devant moi. Je ne témoignerai pas. J’ai vu ce qui est arrivé aux femmes qui ont porté plainte contre Katsav (Moshe Katsav, l’ancien président de l’Etat qui purge une peine de 7 ans de prison pour deux viols et agressions sexuelles). Qui aujourd’hui veut les employer ? … »
De son côté, le harceleur présumé, reçoit des témoignages de sympathie et de solidarité aussi bien de son entourage que des membres de sa synagogue de la rue Nahalal à Tel-Aviv, dans le quartier où il habite. A la fin de l’office, vendredi soir, il aurait même eu du mal à se frayer un chemin pour rentrer chez lui, tant il y avait de monde pour venir lui serrer la main, lui dire combien il était avec lui ou pour affirmer avec emphase qu’il y avait, à la Présidence du conseil, quelques crapules qui devraient être jetées dehors, sans autre forme de procès. En tous cas, le surlendemain, notre homme n’a rien changé à son emploi du temps. Présent comme à l’accoutumé au conseil des ministres hebdomadaire, on l’a ensuite entendu déclarer à des collègues venus s’enquérir de son état d’esprit ou si vous préférez de son moral, qu’il « n’avait rien fait. Qu’il était innocent et que donc il n’était pas inquiet ». En fin de journée, il a tout de même annoncé qu’il allait prendre dix jours de vacances. Selon certaines sources, il aurait pris cette décision après un entretien avec son avocat qui lui aurait conseillé la chose « préférable, lui aurait dit l’as du Barreau dont il a loué les services, à une très possible suspension par le commissaire à la fonction publique… »

Mais qui est donc Nathan Eshel ?

On ne le voit quasiment jamais sur les photos. Encore moins sur les plateaux de télévision ou sur les tribunes officielles. Toujours en retrait, le chef de cabinet du Premier ministre préfère, de toute évidence, l’ombre qui permet de tirer discrètement les ficelles. A la façon d’un Richelieu ou d’un Mazarin, il est l’homme du secret. Celui qui absorbe en silence et règle sans état d’âme, affaires personnelles comme politiques, Lieutenant colonel de réserve, ex dirigeant du PNR, le parti national religieux, et ancien directeur général adjoint de « Israël Hayom », le journal gratuit crée et financé par le milliardaire américain, Sheldon Adelson, pour pousser Ehud Olmert vers la sortie et pistonner Netanyahou, Nathan Eshel a su, au fil des années, se rendre indispensable au couple Netanyahou. On dit qu’il est particulièrement lié à Sarah et que le seul désaccord entre eux a eu lieu à propos de…. « R ». Celle ci ne plaisait pas à la première dame qui s’en serait méfiée dès la minute où elle a fait sa connaissance. Mais là Eshel lui a pour la première fois tenu tête.
Cela étant, la force de Nathan Eshel ne se résume pas à la grande amitié que lui porte l’épouse du chef du gouvernement. Il a la confiance totale de son boss pour la qualité de ses services. Ainsi, l’ami Nathan serait le lien, la courroie de transmission, entre Netanyahou les colons et les ultra orthodoxes. Et comme on ne prête qu’aux riches, on dit aussi qu’il est à l’origine de la scission du groupe parlementaire travailliste qui a vu le départ d’Ehud Barak pour prendre la tête d’une nouvelle formation, le parti indépendant. C’est lui, encore, qui a contribué à l’opération visant à empêcher la mise en place d’un gouvernement dirigé par Tsipi Livni, la chef de Kadima, le parti vainqueur en nombres de voix, lors des élections législatives de 2009.
Reste que depuis plus d’une dizaine de jours, l’homme qui fuyait comme la peste les projecteurs et les caméras, se retrouve en pleine lumière. Et qu’il pourrait bien y rester un certain temps. En Israël, on sait quand un scandale commence mais jamais à quoi il aboutit.

En attendant, impossible de ne pas conclure sur cette information parue dans les médias israéliens, il y a 48 heures : selon une étude menée par le ministère de l’industrie et du commerce, 11,4% des femmes ont été victimes de harcèlement sexuel sur leur lieu de travail en 2011. En chiffres, cela fait 164.000 femmes. Impressionnant, non ? Encore plus quand on sait que pour un cinquième de ces femmes, ce genre de situation se solde toujours par la perte de leur emploi, pour cause de licenciement. Très peu partent de leur propre chef.

Les Israéliens juifs de plus en plus fans de …Dieu

C’était dans l’air. Mais cette fois un sondage le confirme. Les Israéliens juifs sont de plus en plus nombreux à apprécier la religion. Il y a d’abord ce chiffre : 80% de la population juive, en Israël, croient en Dieu. Soit, en 10 ans, une progression de 6%. Ils sont aussi 70% à penser qu’ils sont le « peuple élu » : + 8%  en dix ans.   A la question : «  un juif non pratiquant met-il en danger le Peuple Juif ?», ils sont 37%  à répondre oui (+7%). Enfin la surprise : plus de la moitié des Israéliens juifs (55%) sont persuadés que le messie va arriver.  En tous cas, se dire, « laïc » quand on est juif n’a plus la cote au pays où coule le lait et le miel : ils sont aujourd’hui seulement 46% . 22% se définissent comme ultra orthodoxes et 32% se qualifient de traditionalistes.

Alors pourquoi cette augmentation de la religiosité ?  Selon les auteurs de l’étude réalisée en 2009 sur un échantillon de 2803 personne, il y a deux raisons. La première concerne les immigrants de l’ex Union Soviétique arrivés en masse au début des années 90. Lors  des sondages précédents de 91 et 99,  ils avaient contribué  à la  baisse de la religiosité au sein de la population juive en Israël. Aujourd’hui, ils  se sont à la société environnante. Ce qui a eu pour effet de les rendre plus  traditionnalistes. La seconde raison tient au très fort taux de natalité, chez les juifs orthodoxes et  ultra-orthodoxes.

Reste que cette augmentation de la religiosité  touche aussi certaines problématiques politiques actuelles. Exemple : en cas de confrontation entre la loi juive (Halakha) et la législation démocratique, qu’est-ce qui doit l’emporter ? Ils sont seulement 44% à répondre  en faveur de la démocratie tandis que 20% pensent que c’est la loi juive qui doit toujours être préférée. Autre question : l’Etat doit il s’assurer que la vie publique se déroule selon  la tradition religieuse juive ? 61% disent oui, contre seulement 44% en 1990.

Et pourtant, une large majorité, au moins 60%, se prononce pour l’ouverture le samedi (Shabbat) des centres commerciaux, cafés, restaurants, théâtres, salles de cinéma et pour que les transports publiques  fonctionnent. En revanche, c’est une toute petite majorité (51%) qui se déclare favorable « absolument » ou « peut-être » à l’introduction du mariage civil. Ils étaient, il y a dix ans, 54% à répondre « oui absolument ! ». Aujourd’hui, ils ne sont plus que 48%.
Guidon Levy de Haaretz, le quotidien indépendant, en a fait son édito de ce dimanche 29 janvier. Je vous livre sa conclusion : « c’est  Israël en 2012. Que Dieu ait pitié de nous. »

Auteurs laïcs sous haute surveillance

C’EST AINSI…..

Cette histoire récente se déroule dans la petite localité à majorité ultra orthodoxe de Rehassim, près de Haïfa. Dans la bibliothèque municipale qui vient d’être rénovée, les livres de certains auteurs israéliens : Amos Oz, Tsruia Shalev, A.B Yeoshoua, David Grossman, j’en passe et des meilleurs ont été placés dans un petit local à part, fermé à clef pratiquement tous les jours de la semaine. Quel crime ont-ils commis pour être ainsi relégués ? Eh bien pour le maire de la ville, un membre du parti Shas, le parti orthodoxe séfarade, ils ont commis des livres « laïques ». Mais que les romanciers mentionnés ci-dessus s’estiment heureux. Ils ont encore leur place, même s’il s’agit d’une petite pièce, au fond du bâtiment , et , qui plus est, fermée une bonne partie du temps ! D’autres, moins heureux, ont carrément disparus des rayonnages de la bibliothèque municipale de Rehassim. Et ce n’est pas tout ! Depuis sa réouverture, il y a trois semaines, plus question que les hommes et les femmes ultra religieux lisent ensemble ! Ce sera comme dans certaines piscines ou centres de sports, il y a, à présent, des jours pour les « pieuses » et d’autres pour les « pieux ».

Dans sa grande mansuétude, le 1er édile de Rehassim a aussi décidé que deux jours par semaine, les dimanches et mardis, les non religieux et les orthodoxes pourront accéder aux livres ensemble. Le local contenant les œuvres « laïques » sera alors ouvert. Interrogé sur cette révolution, Dan Cohen, le Maire, ne se démonte pas. Il explique que la bibliothèque était menacée de fermeture, car il n’y avait pas assez de lecteurs inscrits. La séparation des sexes qui vient d’entrer en vigueur devrait donc permettre de drainer un plus large public. A noter une autre initiative de Monsieur Cohen, toujours dans la perspective de voir plus de ses administrés fréquenter les livres : la bibliothécaire, une « laïque », qui officiait depuis 22 ans tous les jours de la semaine, et par tous les temps, ne sera plus là que deux jours. Ceux précisément où le public non religieux est accueilli. Ainsi ne sera-telle pas en contact avec les lecteurs ultra religieux ! Une semi mise au placard sous le prétexte que sa façon de se vêtir ne convient pas à la clientèle orthodoxe. Seule consolation pour elle : elle devrait être payée comme avant ! C’est du moins ce qu’on lui a promis. Le maire, toujours lui, précise que, certes elle ne sera plus au service de la clientèle que 48 heures par semaine. Mais que le reste du temps, elle travaillera à d’autres tâches « car, dit-il, une bibliothèque municipale ce n’est pas seulement le service de prêt de livres ! » alors que souhaiter aux 9000 habitants de Rehassim ? Eh bien, bonne lecture!

Crise à l’Agence Juive

A l’origine, lors de sa création, en 1929, elle s’appelait «Agence juive pour la Palestine » pour devenir, après la proclamation de l’Indépendance, en 1948, « l’Agence juive pour Israël », avec pour mission principal d’encourager et d’aider les Juifs à s’installer en Terre promise. En 2012, cet organisme semi gouvernemental va subir une profonde transformation. Révolution ? Réforme ? Ou, adaptation à une réalité financière catastrophique ? En tous cas, L’ensemble des budgets allant à l’immigration des Juifs de la Diaspora – centres d’absorption et d’apprentissage de l’hébreu, bourses d’études, etc. – pourraient être réduits à leur plus simple expression, voire disparaître.

Dès sa nomination comme « patron » de l’Agence juive, il y a un an et demi, le célèbre dissident, Nathan Sharansky, avait annoncé la couleur. Il voulait changer les priorités en s’attelant au renforcement de l’identité juive dans la diaspora. Un véritable « Big Bang » dans le ciel de cette fameuse institution. Selon la presse israélienne, les responsables de l’Agence Juive ont mis au point un plan qui, entre autres, supprimerait le financement d’ici la fin de l’année universitaire, en juillet prochain, des bourses accordées à plus de 6000 étudiants juifs venus de l’étranger. Les ayant droits auraient alors un seul choix : financer eux même leurs études ou bien les interrompre. Egalement annoncées la fermeture de plusieurs centres d’intégration et d’apprentissage de l’Hébreu ainsi que l’annulation des subventions allouées aux grandes organisations d’immigrants comme « l’Association des originaires d’Amérique du nord ». Des points d’ancrage et parfois même des bouées de sauvetage pour des juifs qui ont tout quitté en diaspora pour rejoindre le « pays de leurs ancêtres » et que la réalité israélienne, sans parler de la langue, déstabilise quelque peu.
Face à ces sombres perspectives, le débat porte d’abord sur les raisons de ces coupes sombres. Les responsables de l’Agence juive ont –ils dans leur ligne de mire un authentique bouleversement des priorités ? Ou bien s’agit-il en fait d’une adaptation à une réalité financière de plus en plus précaire ? La réponse venue d’un responsable du ministère de l’Intégration est sans appel : « cela n’a rien à voir avec une réforme au sein de l’organisation. C’est juste une excuse ! En fait, tout vient d’une chose : les très graves problèmes budgétaires, qui ont, d’ailleurs, commencé bien avant l’arrivée de Nathan Scharansky… !!! » En cause notamment la diminution draconienne des dons et autres contributions venus de l’étranger.

En attendant, l’Agence juive a adopté la tactique du « mi-démenti, mi- confirmé ». D’une part, on nie toute fermeture de centres d’absorption de nouveaux immigrants et de l’autre on évoque la nécessité de coupes budgétaires « car, expliquent-on, les besoins ont changé. Aujourd’hui les nouveaux venus en Israël n’arrivent plus de contrées en détresse ! Ils viennent de pays occidentaux, en général avec de l’argent ! » De fait, et pour s’en sortir, ce que les chefs de l’Agence réclament, c’est une meilleure répartition des missions entre eux et le gouvernement. En clair, plus de fonds publics pour intégrer les immigrants ! Ce à quoi la ministre en charge de ce portefeuille répond : « Trop cher. Nous n’en avons pas les moyens ! » Bref, c’est le serpent qui se mord la queue ! Avec, au bout du compte, ceux qui risquent de payer la note : les nouveaux immigrants dont le nombre est déjà en chute libre.
Danièle Kriegel

Publié sur Le Point.fr

Israël attaquera-t-il l’Iran?

« Un Iran nucléaire ne constituerait pas nécessairement une menace existentielle pour Israël… » Cette petite phrase prononcée par l’actuel n°1 du Mossad a fait son effet non seulement devant la centaine de diplomates israéliens à laquelle elle s’adressait, mais aussi parmi les responsables politiques du pays. Et plus particulièrement, Le chef du gouvernement et son ministre de la Défense qui , depuis des mois sinon des années, ne cessent de qualifier un Iran nucléaire de menace existentielle. Benjamin Netanyahou a même comparé le Président Ahmadinejad à Hitler en expliquant que l’Iran devait être traité comme l’Allemagne nazie aurait dû l’être en 1938, juste avant le déclenchement de la Seconde guerre mondiale. Quant à Ehud Barak, le « patron » de la défense nationale, il vient de déclarer devant la commission parlementaire des affaires étrangères et de la défense que « malgré les sanctions et les pressions extérieures, le programme nucléaire iranien avançait… »
De fait , Messieurs Netanyahou et Barak sont , au sein du cabinet, les champions d’une frappe préventive contre les centres nucléaires iraniens. Une nécessité , à leurs yeux, dont ils n’ont toutefois pas convaincu la majorité des membres du forum ministériel des 8 ni le cabinet de sécurité. Pas du tout convaincu non plus ceux qui peuvent aujourd’hui s’exprimer, au sein de l’armée et des services de sécurité : c’est-à-dire les anciens chefs. A leur tête , Meïr Dagan, l’ancien patron du Mossad pour qui une attaque israélienne sur l’Iran « serait une idiotie et déboucherait sur une guerre régionale » Même son de cloche de la part de l’ancien chef d’état major, le général Amnon Lipkin Shahak ou Youval Diskin, l’ex n°1 du Shin Beth.

L’autre partie du débat en Israël concerne la position américaine avec cette question primordiale : Israël peut-il se passer du feu vert de l’administration Obama ? A ce sujet, Benjamin Netanyahou a refusé à plusieurs reprises de s’engager à avertir Washington de l’imminence d’une telle opération. Face à cela, les dirigeants américains ont multiplié les avertissements. Avec, début décembre, une déclaration du secrétaire à la défense qui mettait en garde Israël contre les conséquences d’une attaque sur l’Iran. Fureur à Jérusalem et ordre à l’ambassadeur d’Israël à Washington de protester auprès de la Maison Blanche. Trois semaines plus tard, le même Léon Panetta , lors d’une interview à CBS, pronostiquait que « Téhéran pourrait développer une arme nucléaire d’ici un an. Moins s’ils ont un centre secret d’enrichissement d’uranium… » Bonheur à la Présidence du Conseil Israélienne pour qui cette déclaration était la preuve que l’administration Obama était entrain de se rapprocher des estimations israéliennes. Et ce en dépit de la mise au point publiée immédiatement par le Pentagone : pour l’instant aucun centre secret d’enrichissement nucléaire n’a été détecté sur le territoire iranien. En fait , il semblerait que la difficulté entre Washington et Jérusalem soit de trouver une définition commune concernant les « lignes rouges » à partir desquelles une opération contre le nucléaire iranien serait absolument nécessaire..

Alors 2012, l’année de la guerre avec l’Iran ? A ce stade les experts , en Israël, expliquent que cela ne devrait pas avoir lieu avant le mois d’Avril prochain. Pour cause, jusqu’à cette date, de ciel trop couvert, ce qui gênerait les opérations aériennes. En Israël, la défense passive augmente son niveau de préparation, en multipliant les exercices d’alertes dans les hôpitaux, les services de secours etc. Par voie de presse, la les Israéliens sont appelés à se préparer en nettoyant notamment les abris dans les immeubles. La majeure partie de la population en est persuadée : le régime de Téhéran ripostera ! Combien y aura-t-il de morts ? « 500 morts tout au plus » a répondu Ehoud Barak, il y a quelques mois. Des dizaines de milliers rétorquent d’autres spécialistes.

Danièle Kriegel-

Publié sur le Point.fr